BD érotique : les recettes pour une histoire très hot !


La rédaction 1 juin 2019

Quels sont les différents ingrédients qui composent une BD érotique de qualité ?

510 millions d’euros en 2018. C’est ce que représente le marché de la bande dessinée en France. Un marché florissant au sein duquel la bande dessinée érotique a bien du mal à exister comme genre à part entière. Selon Gilles de Murano Publishing  la BD érotique reste pour l’instant « un  petit marché de niche »

Si vous êtes un adepte des mots et que vous aimez les jolies courbes sexy, la  est peut-être faite pour vous ! Mais quels sont les secrets qui en on fait son succès ?
Avec l’aide de Gilles de Murano Publishing, on vous donne les recettes pour une histoire très hot !

1. Des personnages excitants

Les bandes dessinées érotiques ont toutes en commun des personnages avec des attributs sexuels très prononcés (sexe imposant, gros seins, etc.). On peut même imaginer des humanoïdes monstrueux qui font ressortir les exagérations sexuelles (robots performants, pieuvres gigantesques, extra-terrestres pervers, etc.)
Certains auteurs misent également sur un personnage plus simple, auquel le lecteur peut se comparer, une stratégie qui paie également.
Pour Gilles, il y a deux cas : 
« Le lecteur doit fantasmer sur le personnage ou s’identifier à lui. »

2. Un rythme qui monte crescendo

Une part avant tout d’une intrigue. Mais c’est l’intrigue, associée aux dialogues, au récit et surtout à des moments érotiques variés qui vont faire d’une BD une bonne bande dessinée porno.

C’est en augmentant graduellement l’intensité et la diversité des pratiques sexuelles qu’une bande dessinée touchera un maximum de lecteur. Double pénétration, gang bang, orgie etc… peu importe l’ordre, l’important est l’effet crescendo pour garder le lecteur captif.

Le narrateur ne doit pas non plus se presser au moment des scènes de sexe s’il veut garder l’attention du lecteur. Pour bien lui laisser le temps de faire monter l’excitation, chaque scène érotique doit être représentée sur plusieurs cases. Cela permet de varier la valeur des plans (gros plan, plan large, focus visage, etc.) et de faire durer l’acte même s’il n’y a qu’une seule position.

3. Un univers qui se prête à la sensualité

S’il n’y a pas de règles au sujet de l’érotisme et des univers qui s’y prêtent, certains registres et certains formats sont plus efficaces que d’autres. Gilles, spécialiste en la matière, peut d’ailleurs en témoigner : « Pour la France, marché que je connais, j’ai pu remarquer que les univers SF, horrifiques ou fantastiques avaient un public plus réduit ».

Dans tous les cas, il est important de bien peaufiner son univers afin de ne rien laisser au hasard : mood board des lieux et accessoires, schéma narratif, fiches personnages, etc. L’auteur travaille son univers en amont, comme un journaliste enquête avant d’écrire un article.

(Photo à la une : / article sponsorisé par Murano Publishing)

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