Chlamydia, dépistage systématique


Clarisse Luiz 4 avril 2019

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande désormais un dépistage systématique de l’infection à Chlamydia trachomatis chez les jeunes femmes.

En France, la chlamydiose est une des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus répandues chez les jeunes femmes. Pourtant 60 à 70 % d’entre elles ne présentent aucun symptôme et ignorent qu’elles ont été infectées. Le dépistage représente donc un outil majeur pour réduire la prévalence de l’infection.

C’est pourquoi la a revu la stratégie de dépistage de cette IST en France et recommande qu’il soit systématique chez les femmes de 15 à 25 ans sexuellement actives et qu’il puisse être réalisé dans plus de lieux. Elle insiste également sur la nécessité d’accompagner cette stratégie d’un financement adéquat.

Chlamydia trachomatis est une bactérie principalement responsable de la chlamydiose génitale. Bien que cette infection sexuellement transmissible (IST) puisse se manifester par des atteintes génitales, en majorité chez les femmes, beaucoup sont porteuses de la bactérie sans le savoir. Ceci favorise la survenue de complications et la transmission de la bactérie au sein de la population.

Pourtant, si elle est dépistée à temps, l’infection se traite aisément par antibiotiques. La stratégie de dépistage des infections uro-génitales basses à Chlamydia trachomatis avait, en 2003, fait l’objet de recommandations de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES). Si la HAS vient aujourd’hui de réévaluer cette stratégie de dépistage, c’est à la demande de la Direction générale de la santé (DGS).

L’infection à Chlamydia trachomatis est plus fréquente chez les femmes de 18 à 25 ans que chez les hommes du même âge. Elle peut entraîner des complications sévères chez les femmes, à savoir des atteintes inflammatoires pelviennes, des salpingites, une grossesse extra-utérine ou une stérilité tubaire.

Le dépistage a alors deux objectifs majeurs : réduire le risque de complications à long terme chez la femme et limiter la propagation de l’infection au sein de la population, grâce à un traitement précoce. Dans ces conditions, la HAS recommande qu’au moins un dépistage de l’infection à Chlamydia trachomatis soit systématiquement réalisé chez les femmes sexuellement actives de 15 à 25 ans inclus, y compris les femmes enceintes. En cas de test négatif et de rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire, le dépistage est répété chaque année. Si le test est positif, un traitement est défini et le dépistage est répété à 3-6 mois.

(Photo à la une : Getty Images)

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