Cancer de la prostate : des avancées significatives


Clarisse Luiz 5 mai 2019

Grâce à la science, le cancer de la prostate pourrait bien n’être qu’un mauvais souvenir.

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Nettement devant les cancers du poumon et du côlon-rectum, le cancer de la prostate est le cancer numéro 1 chez les hommes : il représente près de 26 % de l’ensemble des cancers masculins. L’Institut national du cancer dénombrait 8 207 décès en 2017. Mais ce cancer reste en constante diminution concernant son incidence et son taux de mortalité. 

Un nouveau traitement

Les chercheurs apportent des bonnes nouvelles par le biais d’une étude (), avec l’annonce d’un traitement qui permettrait de diminuer de 59 % le risque de métastases ou de décès. De quoi faire évoluer les protocoles thérapeutiques.

C’est le professeur Karim Fizazi qui a testé un nouvel inhibiteur du récepteur aux androgènes, le darolutamide. Un test réalisé sur plus de 1 500 patients atteints de ce cancer et ayant déjà subi les traitements locaux traditionnels : radiothérapie, etc. Jusqu’à ce jour et une fois les tumeurs devenues résistantes aux traitements, il n’y avait plus d’autre issue, que celle d’attendre leur propagation. Il se trouve que les patients sous darolutamide ont gagné presque 2 ans sans constater aucune propagation. Le traitement semble plutôt bien toléré par la plupart des patients et l’étude montre que les effets secondaires correspondent à ceux d’un placebo (douleurs, fatigue, diarrhées). 

Se faire dépister dès 50 ans

Pour mémoire, ce cancer se situe au 3e rang des décès par cancer chez l’homme. Près de 79 % des décès concernent des hommes de 75 ans et plus. La mortalité diminue régulièrement depuis 1990. Cela s’explique en partie par l’amélioration des traitements, notamment pour les cancers évolués, et par l’accès à son dépistage qui permet de les diagnostiquer à un stade précoce. 

On comprend dès lors, l’importance du dépistage dès 50 ans. Dans un premier temps, il n’est pas obligatoire de se faire examiner par son médecin, c’est une prise de sang qui déterminera le taux de PSA (Antigène spécifique de la prostate). Si le taux est élevé, cela ne signifie pas que la prostate est atteinte d’un cancer, il peut s’agir d’une simple inflammation. En revanche, il faudra pousser les examens et procéder notamment au fameux touché rectal pour vérifier sa taille et sa souplesse. 

(Photo à la une : Getty Images)

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