2030 : la fin du sida.


Antoine 29 avril 2015

La brutale descente du nombre de décès liés au sida donne de grands espoirs à la recherche et le nombre de nouvelles infection est lui aussi en baisse, verra-t-on bientôt la fin de ce la maladie ? Il semblerait…

Après un pic épidémique en 2005 qui avait fait 1,5 millions de victimes dans le monde, le sida recule dorénavant de 12% chaque année. Ce qui représente environ 100.000 morts de moins. Mais en juillet 2014, le programme de l’Onu baptisé Onusida a apporté un regain d’espoir supplémentaire en annonçant que le sida avait reculé encore plus significativement au cours de l’année 2013 : 200.000 morts de moins ! Les chiffres ont carrément doublé.

Moins de nouvelles infections et plus de fonds

Mieux : en une décennie, les nouvelles infections ont baissé de 27,6% et les enfants de l’Afrique Subsaharienne qui étaient très touchés « bénéficient » le plus de cette embellie avec une baisse de 33% de nouvelles infections dans leur tranche de population. Les cinq pays les plus concernés par les nouvelles infections (à raison d’environ 75%) sont l’Afrique du Sud, le Brésil, le Cameroun, la Chine et le Nigéria.

De même, Onusida s’est félicitée de l’augmentation significative des fonds alloués à la cause du sida. En 2004, le programme de lutte était doté de 4,6 milliards d’euros, aujourd’hui, ce chiffre a été multiplié plus de quatre fois avec 14 milliards d’euros. C’est ce qui a fait dire à Michel Sibidé, directeur exécutif d’Onusida que ces bons chiffres permettaient dès maintenant d’imaginer la fin du sida : « dans toutes les régions, tous les pays, tous les lieux, dans toutes les populations et toutes les communautés ».

Mais prudence !

Bien entendu, cet optimisme formidable qui n’aurait pas été envisageable quelque dix ans auparavant ne signifie pas que le combat est terminé… Bien au contraire. M.Sibidé a mis en garde contre un relâchement dans la lutte contre la maladie puisque seulement 38% des adultes vivant avec le VIH ont accès au traitement, contre 24% des enfants ! Ce sont 22 millions de personnes dans le monde qui ne peuvent pas se soigner.

Le sida est également lié aux questions sociales. Parce qu’elles vivent dans la marginalité, dans le crime et la discrimination, 19 millions de personnes ne savent pas qu’elles sont infectées. C’est particulièrement vrai dans les populations qui vivent l’incarcération et la prostitution.

Pour lutter contre cette spirale infernale, deux recettes qui ont déjà fait leurs preuves : le dépistage et l’accès aux préservatifs. Tel sera le grand défi des organisations non-gouvernementales à l’avenir si nous voulons que le sida disparaisse complétement. Pour ce faire, quelques milliards de dollars manquent encore, mais, une fois n’est pas coutume, il semble que l’humanité est sur la bonne voie !

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